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Le banc de Zidane transforme l’impasse en démonstration

Menée à la pause, la France a renversé la Belgique 4-1 grâce à quatre buts inscrits par ses remplaçants. Le score raconte une explosion tardive ; le match raconte surtout comment Olise, Cherki, Da Cunha et Doué ont transformé une emprise territoriale en attaques qui blessent.

Le banc de Zidane transforme l’impasse en démonstration

Menée à la pause, la France a renversé la Belgique 4-1 grâce à quatre buts inscrits par ses remplaçants. Le score raconte une explosion tardive ; le match raconte surtout comment Olise, Cherki, Da Cunha et Doué ont transformé une emprise territoriale en attaques qui blessent. Le 4-1 final ne doit donc pas effacer le 0-1 de la mi-temps. Dodi Lukébakio a puni les Bleus à la 35e minute, servi par Roméo Lavia. La Belgique n’avait pas besoin de beaucoup de volume pour atteindre Guillaume Restes : une sortie verticale, une défense française étirée et la rencontre basculait contre le sens de la possession.

Quatre entrants, quatre réponses

À l’heure de jeu, Olise a remplacé Dembélé et Cherki a pris la place d’Akliouche. Da Cunha est entré pour Koné à la 61e minute, puis Doué pour Barcola à la 72e. Le sélectionneur a renouvelé trois joueurs offensifs et un milieu, tout en conservant Lepaul devant. Il a ainsi changé les partenaires de l’avant-centre plutôt que de commencer par le sortir. La réponse est venue des relations entre les entrants. Da Cunha a donné le ballon de l’égalisation à Doué. Ce dernier a contrôlé devant la surface, s’est retourné et a placé sa frappe. Quatre minutes plus tard, Olise a débordé à droite puis servi Cherki en retrait. Le premier but a sanctionné une réception et une frappe ; le deuxième, un décalage sur le côté et une présence dans l’axe.

La France n’a donc pas seulement trouvé une meilleure finition. Sur ces deux buts, les joueurs qui ont reçu le ballon ont immédiatement pu conclure. C’est ce qui rend les changements convaincants : les nouveaux partenaires se sont servis, au lieu d’attendre une action individuelle pour résoudre le match.

Le sélectionneur Zinedine Zidane donne les dernières consignes à ses remplaçants lorsque l'équipe de France était menée 1-0.

Olise et Doué pèsent sur chaque fin d’attaque

Olise a ensuite inscrit deux buts, à la 88e minute et à la 90e+1, chaque fois sur une passe de Doué. Son bilan est complet : il a créé le but qui a placé la France devant, puis assuré la victoire. Doué a lui aussi cumulé les rôles, avec l’égalisation et les deux dernières passes décisives. Cherki a marqué le but du 2-1. Da Cunha, moins exposé dans le récit de la soirée, a participé au premier. 

Tout comme Cherki et Olise qui ont montré une affinité technique indéniable et bien au-dessus de la moyenne. 

Ces contributions obligent Zidane à réexaminer sa hiérarchie offensive. Pas à décréter que les remplaçants doivent tous devenir titulaires, n'oublions pas que le onze aligné ce soir a été largement remanié. 

Entrer contre un adversaire qui a déjà défendu pendant une heure offre un contexte particulier. Mais la qualité des associations apparues lundi mérite d’être travaillée dès le début des rencontres. Olise et Doué ont surtout montré qu’ils pouvaient améliorer le rendement de l’autre.

Un succès utile, un onze encore à régler

La France termine avec 66 % de possession et 23 tirs contre cinq. Les 2,00 xG français, contre 0,59 pour la Belgique, donnent une autre mesure de l’écart. Ils soutiennent le bilan d’une équipe supérieure sur l’ensemble du match, mais ne racontent pas à eux seuls quand cette supériorité est devenue décisive. À un quart d’heure de la fin, les Bleus étaient toujours menés. 

Avec dix points après quatre journées, la France garde la tête du groupe devant l’Italie, à sept points, et la Belgique, à six. Zidane a obtenu trois victoires et un nul pour ce premier rassemblement. Le résultat est solide. Le match de lundi lui apporte surtout une question de travail précise : comment obtenir plus tôt l’efficacité des associations qui ont fait gagner son équipe ?

Le sélectionneur a bien corrigé son équipe en cours de rencontre. Sans Mbappé, il devait aussi chercher une autre manière d’associer ses attaquants. Les entrants lui ont apporté des réponses concrètes. À lui de prolonger ce travail dès le coup d’envoi, puis de préparer la place du capitaine lorsqu’il sera disponible.

Les entrants ont montré les associations qui fonctionnent ; à Zidane de leur donner une place dès le coup d’envoi.

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