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Analyse

Liverpool - Chelsea au bout de l'ennuie

Liverpool est venu à bout de Chelsea 6 tirs au but à 5 lors des huitièmes de finale de la Coupe de la Ligue, une victoire qui verrait les Reds affronter Bournemouth à Anfield pour les quarts de finale de la compétition qui auront lieu le 15 décembre prochain.

Liverpool - Chelsea au bout de l'ennuie

Une histoire de pénalty

Trente-septième minute, Malo Gusto sur une passe cachée sert Caicedo dans la surface et voit Gravenberch le faucher dans la surface de manière tout aussi nette que maladroite. Monsieur Daren England n'hésite pas et siffle pénalty. Rogers ne tremble pas et transforme. Deux minutes plus tard, sur un énième corner, concédé par les Blues, Wesley Fofana touche le ballon de la main de manière grotesque. Pénalty transformé par Gakpo.

Un match de coupe presque de u21

Entre contrôles manqués, passes mal ajustées et réticence à se découvrir, les quarante-cinq premières minutes ont rarement été à la hauteur de l’affiche. Liverpool avait pourtant installé un pressing efficace, privant les hommes de Xabi Alonso de sorties de balle confortables. Mais dès la onzième minute, Koumas, emporté par son élan, commettait une faute à plus de soixante-quinze mètres de son propre but. Un avertissement loin du danger, qui allait contraindre le jeune attaquant à davantage de retenue dans ses interventions.

Dans les deux camps, le ballon semblait difficile à maîtriser. Les contrôles ralentissaient les attaques, les transmissions interrompaient les mouvements et la prudence achevait de réduire les initiatives. Il fallait attendre la seconde période pour voir les débats se rééquilibrer et cette rencontre offrir enfin des séquences plus abouties.

Le réveil reste timide

Au retour des vestiaires, Chelsea montrait un autre visage. Le bloc remontait, les intentions s’affirmaient et Liverpool devait désormais défendre plus longtemps sans le ballon. Sur le côté gauche, Malo Gusto et Morgan Rogers multipliaient les échanges, trouvaient des appuis, mais leurs mouvements s’arrêtaient trop souvent avant la dernière passe. Il manquait encore une frappe, un appel dans la surface, ce geste capable de donner une suite à la possession londonienne. Sur l’autre aile, Pedro Neto cherchait lui aussi davantage de justesse, sans parvenir à désorganiser la défense des Reds.

Liverpool obtenait pourtant les deux occasions les plus franches, repoussées par un Mike Penders impeccable sur sa ligne. Le gardien maintenait Chelsea dans une rencontre dont les temps forts demeuraient trop rares. La seconde période avait gagné en rythme, mais les approches restaient plus convaincantes que les conclusions.

La dernière occasion revenait aux visiteurs. Entré en jeu, Palestra armait une frappe puissante depuis la gauche de la surface, dans un angle fermé. Mamardashvili la repoussait et préservait à son tour les chances des siens. Aucun des deux gardiens n’avait cédé. Il faudrait désormais les battre depuis le point de penalty.

Une séance de tirs aux buts presque parfaite

Il fallait attendre les tirs au but pour que la soirée devienne captivante. Longtemps maladroits dans le jeu, les joueurs retrouvaient soudain une remarquable qualité d’exécution. Même lorsqu’ils choisissaient le bon côté, les gardiens ne pouvaient rien contre ces frappes qui associaient la puissance à la précision. Puis les ratés venaient rendre la séance indécise. Valentin Barco trouvait le poteau, mais Tsimikas lui répondait en expédiant sa tentative dans les tribunes. Liverpool laissait passer l’occasion de prendre l’avantage.

Penders repoussait ensuite le tir de Gravenberch et offrait à Chelsea une balle de qualification. Emegha pouvait conclure. Mamardashvili l’en empêchait, maintenant les deux équipes à égalité, 5-5. Après avoir préservé le nul dans le jeu, les gardiens pesaient désormais directement sur l’issue de la soirée.

Joe Gomez plaçait alors sa tentative dans la lucarne droite et reportait toute la pression sur Fofana. Déjà coupable d’une main dans la surface plus tôt dans le match, le défenseur envoyait cette fois le ballon dans le Kop. Liverpool se qualifiait, six tirs au but à cinq, au bout d’une séance qui avait enfin donné à cette affiche le suspense que le jeu lui avait longtemps refusé.

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Après le récit, le jeu.

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