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Ligue des champions · Analyse

Liverpool une vicroire oui mais...

Les joueurs d'Andoni Iraola ont surclassé un adversaire bien trop naïf. Ce mercredi soir, les joueurs de la Mersey auraient dû faire le plein de confiance face à un adversaire autrichien beaucoup trop tendre dans cette rencontre, presque au point d'en devenir gênant. Le problème avec Liverpool, c'est qu'il y a toujours un mais.

Liverpool une vicroire oui mais...
Bradley Barcola a inscrit ce soir face à Lask son premier but sous ses nouvelles couleurs avant d'inscrire un triplé après onze matchs sans marquer. Une éternité pour un joueur offensif acheté pour plus de 140 millions lors du mercato d'été 2026.

Liverpool aime l'inconfort

Si Alisson ne maîtrise pas la langue de Molière, sa frustration, elle, n’a eu besoin d’aucune traduction. Mercredi soir, à Linz, le gardien brésilien n’avait pas à ouvrir la bouche : son visage racontait ce que la victoire de Liverpool risquait de faire oublier. Sous leurs maillots blancs, les Reds avaient encore trouvé le moyen de gâcher une partie de leur soirée.

Pendant 56 minutes, les coéquipiers de Tsimikas, capitaine pour l’occasion, se promènent sur la pelouse de la modeste formation du nord-ouest de l’Autriche. Liverpool mène 4-0 et l’écart paraît presque aussi confortable sur le terrain qu’au tableau d’affichage. Le LASK subit une rencontre dont il ne maîtrise ni le rythme ni le rapport de force. Puis une première grosse alerte oblige Alisson à s’employer. Un avertissement dans une soirée jusque-là tranquille.

Sur le banc, Andoni Iraola considère le match comme plié. L’avance autorise la rotation : Jacquet et Araújo quittent ensemble la défense centrale, remplacés par Van Dijk et Joe Gomez. Liverpool change sa charnière et perd aussitôt de sa concentration. Le LASK en profite pour revenir à 4-1. Alisson voit disparaître sa cage inviolée dans un match où son équipe avait largement les moyens de la préserver.

À cet instant, rien ne laisse pourtant penser que les Autrichiens puissent inquiéter davantage un Liverpool dont on connaît la fragilité mentale. Le niveau de l’opposition est trop faible, la différence trop importante. Les Reds repartent vers l’avant et inscrivent un cinquième, puis un sixième but. L’écart se creuse de nouveau. À 6-1, il ne reste plus qu’à terminer proprement.

C’est précisément ce que Liverpool ne sait toujours pas faire.

À la 73ᵉ minute, le LASK réduit la marque à 6-2. Les Reds se relâchent, laissent des espaces et donnent à leur adversaire de nouvelles raisons d’y croire. Trois minutes plus tard, les Autrichiens marquent encore : 6-3. Une équipe dominée pendant près d’une heure vient d’inscrire trois buts à Liverpool. La frustration d’Alisson devient alors parfaitement lisible. Six buts marqués ne lui rendent aucun de ceux que ses partenaires auraient pu lui éviter.

Ces derniers sursauts donnent au LASK une apparence de résistance. Ils atténuent l’impression laissée par les 56 premières minutes : celle d’un club qui n’a rien à faire dans cette compétition. Mais ils n’effacent pas ce qui les a précédés. Liverpool avait exposé la faiblesse de son adversaire avant de lui offrir les espaces nécessaires pour rendre le score plus présentable.

Les Reds peuvent se satisfaire de leur victoire et de leurs six buts. Ils doivent aussi regarder les trois qu’ils ont encaissés. Face à une opposition aussi limitée, leur incapacité à maintenir leur concentration devient difficile à excuser. Quand la supériorité suffit à gagner, elle devrait également permettre de finir le travail.

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Après le récit, le jeu.

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