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Ligue Europa · Analyse

Šulc donne de l’air, Greif garde les points

Entré à la 70ᵉ minute, Pavel Šulc a marqué le but décisif du 3-2 lyonnais contre Crystal Palace. Mais le retour de Pierre Sage à Décines s’est terminé sur une dernière menace, écartée par Dominik Greif.

Šulc donne de l’air, Greif garde les points

Pavel Šulc n’avait pas commencé le match. À la 70ᵉ minute, Paulo Fonseca l’a appelé pour remplacer Khalis Merah. Six minutes plus tard, le Tchèque a inscrit le troisième but lyonnais. Son entrée a donné à l’OL l’écart dont il aurait besoin pour battre Crystal Palace 3-2. Dans une attaque privée d’Openda, le choix du banc a ainsi prolongé le travail des titulaires.

Fonseca avait associé Merah, Ernest Nuamah et Keito Nakamura au départ. Il n’a pas fallu attendre son changement pour que Lyon marque : Corentin Tolisso a ouvert le score après un corner, puis Nuamah a doublé la mise juste avant la pause. Le capitaine, à la suite d'un corner et d'un ballon qui rebondit devant des joueurs au duel, fusille à bout portant le portier adverse ; l’ailier avait profité d’un ballon de Nakamura. Deux buts, deux manières différentes d’entrer dans la surface. 

Nakamura relie les deux attaques

Arrivé définitivement de Reims le 2 septembre, Nakamura ne reçoit pas ici la mission de reproduire le jeu d’un autre attaquant. Sa soirée offre plutôt à Fonseca une raison de développer les relations autour de lui. Un joueur peut rendre l’attaque plus dangereuse sans être celui qui termine. C’est aussi ce qui permet au coach de changer un partenaire sans abandonner toute l’organisation. 

Sur le troisième but, Athekame a débordé à droite. Nakamura a dévié son centre vers le but, puis Šulc a repris le ballon devant Benítez. La présence du nouvel entrant a transformé cette déviation en but. Le lien entre le joueur resté sur le terrain et celui venu du banc est concret : ils ont participé à la même action, au lieu de chercher séparément une solution.

Sage avait remis Palace dans le match

Lyon n’a pourtant pas traversé la seconde période avec la tranquillité que pouvait annoncer le 2-0. Pino a réduit l’écart à la 50ᵉ minute. Kamada, entré à la place de Sarr, a ensuite animé le retour anglais avant de marquer à la 81ᵉ. Le troisième but lyonnais avait repoussé la menace ; il ne l’avait pas éteinte.

Quand un adversaire revient deux fois à un but, chaque nouvelle attaque prend un poids différent : les défenseurs n’ont plus de marge, le gardien peut devoir sauver en un geste tout ce que les attaquants ont construit. C’est une lecture du scénario, pas la preuve que Lyon aurait renoncé à jouer.

Greif termine le travail

La dernière réponse est venue de Greif. Richards a repris un corner de Wharton en fin de rencontre et le gardien lyonnais a repoussé sa tête. Palace cherchait encore l’égalisation ; Lyon a conservé les trois points. Pour Sage, revenu dans son ancien stade avec le banc adverse, la réaction de son équipe n’aura pas suffi à effacer les buts concédés.

Après le succès à Anderlecht, l’OL compte six points en deux rencontres européennes ; Palace reste à trois. Cette avance ne vaut pas qualification, mais elle permet de préparer Hoffenheim sans devoir réparer un premier faux pas. Le déplacement allemand est fixé au 22 octobre à 21 heures. Les autres rencontres de cette deuxième journée ne sont pas toutes terminées : aucun rang définitif n’est tiré de ce bilan.

Avant cela, Nice viendra dimanche 18 octobre à 20 h 45 en Ligue 1. Fonseca devra décider s’il reconduit les mêmes associations ou s’il donne davantage de temps à Šulc dès le départ. Le but de l’entrant lui fournit un argument. La dernière parade de Greif lui rappelle tout ce que son équipe a encore dû défendre après l’avoir obtenu.

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Après le récit, le jeu.

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