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Ligue des champions · Analyse

Paris gagné

Le PSG a démontré toute sa force sur la pelouse de Manchester City… pendant une mi-temps, rendant cette équipe presque comme un club de milieu de tableau de la plus compétitive des ligues européennes. Avant de résister presque miraculeusement à la tempête.

Paris gagné

Trente-deuxième minute de jeu. L’Etihad s’est presque tu. Presque, car les quelque trois mille supporters parisiens qui ont fait le déplacement chantent depuis plus d’un quart d’heure. Deux buts encaissés presque coup sur coup ont plongé les tribunes mancuniennes dans la stupeur. Dans le parcage visiteur, les voix montent encore, prenant possession du silence qui les entoure. Les Citizens ne le savent pas encore, mais le coup de massue arrive. Quelques secondes plus tard, Vitinha porte le score à 3-0. Sur la pelouse comme dans les tribunes, Paris impose sa voix.

Paris la belle endormie

Paris a fait le travail avant la pause. À voir les trois changements d’Enzo Maresca au retour des vestiaires, on imagine que les murs ont tremblé côté mancunien. Cherki, transparent, cède sa place à Iliman Ndiaye ; Bouaddi remplace Doku, tandis que Nunes entre pour Ruben Dias.

Piqué dans son orgueil, Manchester City se rebelle. Les entrants donnent à cette équipe l’élan qui lui manquait : Bouaddi rétablit l’équilibre au milieu, Ndiaye joue sans complexe et les Citizens se procurent enfin des occasions dangereuses. À la 52ᵉ minute, leur réaction trouve sa récompense. Ndiaye sert Haaland dans la surface, et le Norvégien réduit l’écart.

L’Etihad retrouve sa voix. Dans cette atmosphère soudain brûlante, les Parisiens commencent à manquer des gestes qu’ils réussissaient sans y penser quelques minutes plus tôt. Le premier but mancunien a réveillé tout un stade, et Paris doit désormais jouer avec le bruit, la pression et le doute.

La maitrise des plus grands

Le chaos appelle la maîtrise. À l’image des grandes générations qui ont régné sur l’Europe, ce Paris Saint-Germain a appris à traverser la tempête sans s’y perdre. Pour remporter les grandes compétitions, il faut aussi savoir résister lorsque le match vous échappe, puis saisir l’instant où il peut de nouveau vous appartenir.

Cet instant arrive à la 62ᵉ minute. Sur sa seule occasion depuis la reprise, Paris frappe. Akliouche déclenche une frappe enroulée puissante. Donnarumma se détend et dévie le ballon, qui s’élève dans le ciel étoilé de Manchester avant de retomber cruellement dans le but des Citizens. Au milieu de la tourmente, le PSG porte le score à 4-1.

L’orage mancunien continue pourtant de gronder. Une tête de Haaland oblige Mendes à sauver sur sa ligne. Puis Enzo Fernández voit sa frappe heurter le poteau extérieur du but de Safonov, avant qu’une nouvelle tête du Norvégien ne s’écrase sur la barre. Paris tient, au prix d’un sauvetage décisif et de deux montants. À la maîtrise nécessaire pour traverser ces soirées s’ajoute cette part de réussite qui, parfois, en décide le sort.

Bouaddi l'étincelle

À la 75ᵉ minute, Bouaddi touchait son 29ᵉ ballon et venait de délivrer sa 22ᵉ passe sur 23 réussies, parmi elles une passe décisive pour Haaland, oublié dans la surface sur un bon mouvement du côté droit des Skyblues, 4-2. Manchester et Maresca ont trouvé les ingrédients, ceux qui permettent de faire souffrir ce PSG. La seconde période est presque à sens unique, Haaland a une dernière énorme opportunité de ramener le score à 4 buts à 3, le ballon est sauvé sur sa ligne par Safonov.

Paris Solidaire jusqu'au bout

Sur une dernière offensive parisienne et après un une-deux entre Mendes et l'entrant Ferran Torres, le Portugais obtient un penalty. Le champion du monde espagnol se présente à Donnarumma et manque son penalty. Les hommes de Luis Enrique ne font qu'un et ne trembleront plus jusqu'au coup de sifflet final. L'entraineur espagnol du Paris Saint-Germain appréciera le mental de son équipe, il adorera la première mi-temps de son équipe, mais il appréciera beaucoup moins la quasi-disparition de ses hommes en seconde mi-temps. Une chose est sûre : le PSG-Barcelone mardi prochain sera attendu par le monde entier.

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