TomsoFootNewsletter

Ligue des champions · Actualité

Mourinho revient, la Roma veut avancer

De retour à l’Olimpico avec le Real Madrid, Mourinho retrouve un club auquel il reste lié. Gasperini accueille son prédécesseur avec une Roma invaincue, décidée à prendre des points plutôt qu’à seulement célébrer ses souvenirs.

Mourinho revient, la Roma veut avancer
Le dernier match entre l'AS Roma et le Real Madrid a eu lieu en 2019 lors de l'ancienne version du format Ligue des champions. Les Madrilènes l'avaient emporté les deux fois en phase de groupe, 3-0 à Madrid et 0-2 à Rome. Cette année-là, le Real était sorti en huitième de finale contre l'Ajax. La Roma, elle était sortie au même niveau contre le FC Porto.

José Mourinho a prévu une limite aux émotions de son retour : le temps du match. Avant ou après, il pourra être touché ; pendant, il veut gagner. Le Portugais revient à l’Olimpico avec le Real Madrid, face à une Roma qui continue son histoire sans lui. Cette fois, les encouragements qu’il a connus ici accompagneront son adversaire.

Gian Piero Gasperini n’a pas cherché à effacer ce lien. Il considère légitime l’affection des supporters pour son prédécesseur. Mais il attend aussi qu’au coup d’envoi le public soutienne la Roma. Les deux entraîneurs se rejoignent ainsi sur un point très concret : les retrouvailles expliquent l’avant-match, elles ne doivent pas décider de ce qui se jouera ensuite.

Gasperini veut ajouter Madrid à son tableau de chasse

La Roma arrive invaincue dans les compétitions officielles. Son entraîneur ne veut pas que le souvenir d’un trophée fasse disparaître la qualification en Ligue des champions obtenue avec lui. Il a rappelé l’importance sportive et les ressources de cette compétition. Recevoir Madrid donne une forme visible à ce travail : un stade retrouve une grande affiche parce que l’équipe actuelle a gagné le droit de la jouer.

Le nul ramené de Fenerbahçe a ouvert le parcours romain. Le Real a commencé en battant l’Inter. Gasperini sait donc que l’adversaire, malgré son changement d’entraîneur et les ajustements encore nécessaires, possède déjà les moyens de gagner contre une équipe italienne de premier plan. Il refuse de confondre un Madrid perfectible avec un Madrid inoffensif.

Sa principale mise en garde concerne les moments où l’on croit tenir le Real. Les occasions peuvent lui demander peu de préparation. La Roma devra choisir ses montées et conserver des partenaires derrière le ballon, même lorsqu’une attaque semble bien engagée. La difficulté sera d’éviter une prudence qui couperait toute ambition, sans exposer sa défense à chaque perte.

Malen et Mbappé, deux menaces bien présentes

Donyell Malen devra se faire pardonner son carton rouge reçu en championnat face à Como. L'attaquant néerlandais, que l'on ne présente plus que comme un bon attaquant, devra prouver qu'il peut être irrésistible. De son côté, Mbappé doit continuer de brûler la rétine dans un Real Madrid qui prend feu, à défaut d'enflammer ses supporters. Leur présence oblige déjà à préparer autre chose qu’une bataille de possession : il faudra surveiller ce duel d'attaquants très attendus, l'un doit se faire pardonner, l'autre doit continuer d'assumer.

Gasperini doit également tenir compte des efforts laissés par le déplacement à Como, dont il a rappelé le coût physique après une longue période en infériorité numérique. Il ne décrit pas une équipe accablée de nouveaux problèmes, mais une récupération à évaluer. Changer un titulaire, s’il le décide, devra être lu dans ce contexte avant de devenir une conclusion sur sa hiérarchie.

Pour Mourinho, une deuxième victoire apporterait de la continuité au départ européen. Pour Gasperini, battre Madrid donnerait à ce retour de la Ligue des champions un résultat dont il serait l’entraîneur, sans comparaison nécessaire avec le passé. L’Olimpico pourra accueillir un ancien avec affection. La Roma de ce soir attend surtout qu’il reparte battu.

À lire aussi

À vous de jouer · Ligue des champions

Après le récit, le jeu.

Commentaires …

Le débat est ouvert, dans le respect de la charte des commentaires.