Ligue des champions · Analyse
Gasperini face aux corners perdus
Un doublé de Malen avait donné deux buts d’avance à la Roma. Les entrées madrilènes et les corners de Güler ont tout renversé. Après le 3-4, Gasperini assume ses changements, mais doit réparer une défense devenue passive.

Gian Piero Gasperini referait les mêmes changements. Après la défaite contre le Real Madrid, l’entraîneur de la Roma a défendu ses décisions à Prime, en rappelant que certaines lui avaient été imposées. Mancini était en difficulté. Balerdi est entré, puis Koulierakis. Les renforts défensifs n’ont pourtant pas protégé les deux buts d’avance : trois corners ont emporté le résultat.
Mora avait donné une autre issue aux changements
La première modification avait été précoce, Pisilli remplaçant Koné après un quart d’heure. À la pause, Rodrigo Mora a pris la place de Dybala. Six minutes plus tard, il servait Malen pour le 2-1. Une sortie subie avait donc ouvert une possibilité offensive très concrète. Le remplaçant trouvait la course de son attaquant, au lieu de seulement occuper la place laissée libre.
De Roon avait lancé la soirée romaine d’une frappe lointaine, Mbappé avait égalisé cinq minutes après. Au retour des vestiaires, Malen a marqué deux fois, d’abord servi par Mora, puis par Soulé. La Roma disposait alors d’une avance qui donnait du poids à son jeu. Elle avait trouvé son avant-centre derrière la défense madrilène ; il restait à empêcher Madrid de revenir près du but de Gollini.
Güler ramène le danger au même endroi
Mourinho a fait entrer Güler et Endrick à la place de Dumfries et Vinícius, puis Carlos Espí pour Yan Diomande. Le banc a fourni un tireur et deux finisseurs. Sur un premier corner de Güler, Endrick a obligé Gollini à repousser : Espí a repris. Le but, d’abord refusé, a été validé. Sur un autre corner du Turc, Endrick a égalisé de la tête. Rüdiger a ensuite signé le 4-3 d’une reprise acrobatique.
Les trois buts rapprochent le problème de Gasperini : défendre le premier duel, puis rester présent sur le ballon suivant. La qualité des services madrilènes a compté. La passivité reconnue par le coach romain aussi. Le score ne suffit pas à transformer chacune de ses substitutions en erreur ; il oblige en revanche à examiner pourquoi les nouveaux défenseurs n’ont pas aidé l’équipe à tenir ces situations.
Une défaite, deux joueurs à réévaluer
Mourinho a invoqué une intensité que la Roma ne pouvait conserver pendant toute la rencontre. Gasperini a contesté cette explication, estimant les Madrilènes plus fatigués. Cette discussion oppose deux lectures d’entraîneurs. Le constat commun est plus simple : la Roma avait pris le large et n’a pas arrêté les dernières attaques sur corner.
Après son nul à Fenerbahçe, la Roma reste à un point en deux journées européennes. Le Real, déjà vainqueur de l’Inter, en compte six. Les Romains recevront le Slovan Bratislava le 20 octobre à 21 h et seront largement favoris ; Madrid accueillera Leipzig le lendemain à la même heure.
Avant cela, la Roma retrouve le Genoa samedi 17 octobre à 20 h 45 en Serie A, tandis que le Real reçoit Séville dimanche à 21 h en Liga. Gasperini doit faire évaluer les problèmes musculaires de Koné et Dybala, sans durée d’absence établie. Il lui faudra aussi choisir comment utiliser Mora : son entrée a produit une passe décisive, même si les corners madrilènes ont privé cette réussite de points.
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