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Ligue des champions · Analyse

Bruges punit l'Inter et le football italien

Battue 3-4 à San Siro, l’Inter reste sans point en Ligue des champions. Tresoldi a signé un triplé, Forbs a ouvert les brèches et Chivu doit réparer un collectif qui se désunit en attaquant.

Bruges punit l'Inter et le football italien

Yann Sommer est déjà au sol, mais son pied barre encore le chemin de Lautaro Martínez. À la 56ᵉ minute, mardi 13 octobre, l’Inter et Bruges sont à égalité, 1-1. Le capitaine milanais vient de manquer une occasion immense. Sept minutes plus tard, c’est l’autre gardien, Josep Martínez, qui se retrouve au centre du match : sa sortie ratée permet à Nicolò Tresoldi de pousser le ballon dans le but vide. Entre ces deux actions, Giuseppe Meazza a changé de vainqueur possible.

L’Inter finira battue 3-4, malgré le doublé de Lautaro et le but tardif d’Ange-Yoan Bonny. Tresoldi en a marqué trois. Le résultat laisse les Milanais à zéro point après deux rencontres européennes ; il récompense aussi une équipe brugeoise qui a accepté de souffrir sans renoncer à attaquer.

Forbs la richesse que l'italie n'a plus

La défaite n’efface pas le bon début de match italien. Sommer intervient devant Andy Diouf, Marcus Thuram menace et Lautaro cherche l’ouverture. Bruges résiste, puis trouve de quoi sortir. Après une première alerte de Tresoldi sur la transversale, Carlos Forbs part en contre sur un corner milanais. Hakan Çalhanoğlu le fauche dans la surface. Tresoldi transforme le penalty à la 30ᵉ minute. L’Inter vient d’être punie pendant une action qu’elle avait commencée dans le camp adverse.

Lautaro égalise à la 44ᵉ, au bout d’un mouvement avec Thuram et Dimarco. Tout reste à jouer. Mais Forbs continue de faire reculer les défenseurs. Il intervient dans l’action du deuxième but, à la 63ᵉ, puis sa frappe repoussée offre à Tresoldi celle du triplé, à la 74ᵉ. Le buteur occupe l’affiche ; les accélérations de son partenaire expliquent une grande part des dégâts. Bruges a trouvé des espaces, puis des joueurs pour les utiliser.

Carlos Forbs, au centre de l'image, a été l'un des hommes de la soirée lors du match de Ligue des champions entre l'Inter Milan et le FC Bruges.

Leko assume le risque, Chivu le désordre

Ivan Leko avait maintenu son choix d’attaquer avec deux joueurs de côté autour d’un avant-centre. Après la rencontre, l’entraîneur brugeois reconnaît la part de réussite et la force de l’Inter, tout en défendant les risques pris. Il compte Sommer parmi les hommes de la victoire. Son équipe n’a donc pas dominé sans interruption : elle a eu besoin de son gardien pour conserver une chance de gagner.

Cristian Chivu, lui, décrit une équipe devenue trop pressée, privée d’équilibre et de distances justes lorsqu’elle cherchait à récupérer le ballon. Il prend sa responsabilité et s’interroge sur le calme qu’il aurait dû transmettre à la pause. Son constat dépasse la faute de Josep Martínez : les espaces offerts à Forbs engagent aussi ceux qui pressent devant lui et ceux qui doivent couvrir derrière.

C’est ce qui rend la fin de match si sévère pour l’Inter. Lautaro réduit l’écart dans les dix dernières minutes, mais Roméo Vermant, entré à la place de Tresoldi, repart en contre et marque à la 87ᵉ. Bonny répond à la 90ᵉ + 3. Les Milanais terminent à un but du nul, après avoir encore concédé au moment où ils tentaient de l’arracher.

Le Shakhtar arrive dans une semaine

Après sa défaite inaugurale à Madrid, l’Inter dispose encore de six rencontres pour se qualifier. Bruges, battu par Aston Villa lors de son entrée en lice, prend ses trois premiers points et recevra Lens le 21 octobre. Les deux campagnes viennent de prendre des directions différentes.

Pour Chivu, la prochaine étape sera Bologne, samedi 17 octobre à 18 heures, avant la réception du Shakhtar le mercredi 21. Il lui faut conserver les occasions que son équipe sait créer et décider comment elle se protège une fois le ballon perdu. À Giuseppe Meazza, Forbs a pu recommencer trop souvent la même course.

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