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Naegohyang, une victoire à elles

Naegohyang, une victoire à elles

En blanc, la joueuse Kim Kyong Yong.

Kim Kyong-yong est entourée de ses équipières. Elle vient de marquer le but qui décidera de la finale asiatique. Nous sommes le 23 mai 2026, à Suwon, en Corée du Sud. La capitaine de Naegohyang a terminé l’action de Jong Kum ; Tokyo Verdy Beleza ne reviendra pas. Pendant cet instant de célébration, le nom du pays n’a pas encore remplacé celui de la buteuse. Le récit public de la victoire va pourtant très vite s’élargir. Il faudra y faire entrer le déplacement exceptionnel d’un club de Pyongyang chez le voisin, les associations venues l’accueillir, les remerciements de l’entraîneur au pouvoir nord-coréen. Tout cela appartient à cette finale. Mais la photographie laisse une place aux premières intéressées. Des joueuses se rassemblent autour de celle qui vient de leur donner l’avantage. Leur joie sportive mérite elle aussi d’être racontée. Pour Kim et Jong, le Japon n’est pas seulement l’adversaire d’une finale. Six mois auparavant, cette même équipe les a battues quatre à zéro. Une défaite assez lourde pour accompagner les retrouvailles, assez récente pour que le souvenir concerne bien ce groupe et cette campagne. Le titre ne vient pas couronner neuf mois de domination tranquille. Naegohyang a rencontré une équipe meilleure qu’elle, ce jour-là, puis a trouvé le chemin pour la rejouer.

Nous connaissons les actions du football moderne, ces centres, ces dribbles, ces accélérations. Nous connaissons beaucoup moins la vie de celles qui les ont réussis : leur enfance, leurs premiers entraînements, les proches auxquels elles auraient voulu raconter cette journée. Les documents accessibles ne donnent pas ces confidences. Ce manque rend les gestes de Suwon plus précieux. C’est par eux que Jong Kum et Kim Kyong-yong cessent d’être deux noms dans une liste et deviennent les protagonistes d’une victoire.

Trois jours plus tôt, Suwon avait aussi quelque chose à perdre

“Bienvenue ! Ensemble ! Un avenir uni !” Toute la communauté de l’Église coréenne de la Sainteté souhaite chaleureusement la bienvenue à l’aéroport d’Incheon à l’équipe féminine du club Naegohyang, de la République populaire démocratique de Corée.

“Nous devions gagner aujourd’hui pour attirer davantage l’attention sur le football féminin ici.”

Park Kil-young

L'entraîneur déchu s'avance en conférence de presse, prêt à répondre aux questions des journalistes, il marque une pause avant de répondre. Après la demi-finale du 20 mai, Park Kil-young dit que ses joueuses et son staff se sont sentis blessés. Son équipe, Suwon FC Women, vient de perdre chez elle contre Naegohyang. Dans les tribunes, des groupes sud-coréens ont soutenu le visiteur ; leurs déplacements ont bénéficié d’une aide gouvernementale. Park parle depuis la défaite, mais aussi depuis cette étrange impression d’avoir reçu sans vraiment jouer à domicile. Une rencontre entre les deux Corées est toujours un événement plus politique que la raison pour laquelle les deux nations se retrouvent. Sur le terrain, les deux équipes se disputent une place en finale. Le résultat décide de leur compétition, alors que les spectateurs peuvent repartir avec d’autres souvenirs. Cette différence de regard traverse le match : chacun a trouvé dans la même affiche une raison de s’y intéresser, sans nécessairement espérer la victoire du même club. À la 79ᵉ minute, Ji So-yun manque un penalty.

Sur le terrain, Suwon a d’abord fait ce qu’il fallait pour s'assurer la qualification. Haruhi Suzuki ouvre le score après la pause pour Suwon. Choe Kum-ok égalise six minutes plus tard, de la tête sur un coup franc, puis Kim Kyong-yong marque à son tour de la tête. La rencontre se joue sous de fortes pluies. Naegohyang a changé la rencontre en moins de vingt minutes ; Suwon, mené, conserve encore un moyen de sauver sa demi-finale. À la 79ᵉ minute, Ji So-yun manque un penalty. Le score restera à deux à un. Dans l’histoire des futures championnes, c’est le dernier grand danger avant la finale.

Dans celle de Suwon, c’est une occasion manquée d'écrire l'histoire du club. Les deux récits se tiennent dans le même geste, et aucun tableau de résultats ne peut rendre exactement ce qu’ils représentent pour les deux équipes. Park ne laisse pas sa joueuse seule avec cet échec. Il dit lui avoir demandé de tirer et en assume la responsabilité. Le coach souhaite aussi que le public revienne pour le football féminin. Le visiteur a gagné, les tribunes ont vécu une rencontre rare ; Suwon espérait transformer cette attention en intérêt durable pour son équipe.

La victoire de Naegohyang prend davantage de valeur lorsqu’on conserve cette déception en face. Elle a été obtenue contre une équipe qui a pris l’avantage et eu une possibilité d’égaliser, dans un stade où les raisons d’encourager dépassaient les appartenances habituelles. Pour raconter les Nord-Coréennes, il faut laisser à leurs adversaires leur match, leur ambition et leur revers. Ce sont ces résistances qui donnent du poids au parcours des championnes.

Quelques jours auparavant, à l’aéroport d’Incheon, les journalistes ont découvert une délégation en costumes bleu marine. Les vestes portent les insignes de Kim Il-sung et de Kim Jong-il. Les questions restent sans réponse ; le groupe prend la direction de Suwon.

L’arrivée a lieu le 17 mai, après un passage par Pékin. Les silhouettes sont visibles ; les personnes restent difficiles à approcher.

À l’entraînement, les sourires reviennent

Avant Suwon, il y avait eu Yangon

Haruhi Suzuki, du Suwon FC, ouvre le score lors de la demi-finale de la Ligue des champions féminine asiatique.

Kim Hye Yong (en maillot blanc) ouvre le score pour le Naegohyang FC contre Hô Chi Minh en quart de finale de la Ligue des champions asiatiques féminine.

La visite de Naegohyang attire les regards bien au-delà du football. La dernière venue d’une délégation sportive nord-coréenne en Corée du Sud remontait à décembre 2018. Pour le football féminin, le précédent était celui des Jeux asiatiques d’Incheon, en 2014. La sélection nationale nord-coréenne y avait remporté la médaille d’or, en battant le Japon 3-1 en finale. Elle était donc, elle aussi, venue pour gagner une compétition. 

En 2026, c’est Naegohyang, qui fait le déplacement pour disputer la Ligue des champions féminine asiatique. La rareté de ces visites donne au rendez-vous une portée politique particulière, sans effacer son enjeu sportif. Le 19 mai, les reporters peuvent enfin observer une séance sur le terrain annexe du Suwon World Cup Stadium. Les joueuses sourient et s’encouragent. Les séances précédentes avaient été tenues derrière des écrans de confidentialité. L’atmosphère de cet entraînement tranche avec la réserve observée à l’aéroport et en conférence de presse. Le même groupe apparaît autrement dès que le ballon et les exercices reprennent leur place. 

Sur ce terrain annexe, la préparation retrouve des gestes familiers : une séance, des équipières, des encouragements. Les journalistes voient enfin le groupe au travail. Jusqu’alors, ils avaient surtout rencontré une délégation. Cet accès bref permet de regarder les joueuses dans l’activité qui les a amenées ici. Dès le lendemain, leurs exercices devront trouver leur prolongement dans une demi-finale, face à un adversaire qui jouera chez lui. Même les chaussures attirent l’attention : les joueuses portent des modèles Nike et Adidas. Ce détail ne révèle ni contrat commercial ni organisation du club. Il rappelle surtout la curiosité extraordinaire que suscite chaque apparition de cette équipe. Là où l’on regarderait ailleurs une séance de veille de match, on examine ici des vêtements, des attitudes, des silences. 

Leur entrée en Asie s’était faite au Laos, au mois d’août 2025. Naegohyang est le premier club féminin nord-coréen à participer à une compétition de la Confédération asiatique de football (AFC). Pour ces joueuses, la nouveauté concerne donc aussi l’échelle du rendez-vous : un titre de club à aller chercher hors de leur championnat. Elles commencent par le tour préliminaire, loin de la finale et de l’accueil politique qui accompagnera leur voyage au Sud.

Le 22 mars, les joueuses du Ho Chi Minh célèbrent leur victoire 5-4 contre Abu Dhabi.

Tokyo retrouve une équipe qui a appris

La réponse sportive arrive contre Suwon, trois jours plus tard, puis contre ISPE. Deux victoires lui permettent de passer la phase de groupe éliminatoire. Suwon est donc déjà un adversaire connu lorsque le club recevra les Nord-Coréennes en mai. Tokyo aussi. La phase finale ramènera Naegohyang vers deux équipes rencontrées pendant cette semaine de novembre, mais avec une expérience et des enjeux différents. Une campagne continentale a ainsi le temps de transformer des résultats en souvenirs que les équipes emportent aux retrouvailles. En mars, le quart de finale contre Ho Chi Minh City ouvre une autre étape. Kim Hye-yong, Jong Kum et Kim Kyong-yong sont les trois buteuses du succès obtenu à Vientiane. La capitaine est déjà là dans les rencontres décisives ; Jong aussi. Ce quart donne à leur future association en finale un premier point d’appui : Jong Kum, buteuse au Laos, deviendra passeuse à Suwon. En finale, sa course sur le côté gauche et son service permettent à Kim Kyong-yong d’inscrire le but du titre. Une finale retient volontiers celle qui triomphe. Ce qui nous oblige à remonter vers celle qui court sur le côté gauche et rend la finition possible. Pour Kim, la victoire lui vaudra un trophée individuel. Pour Jong, il restera cette course dans le récit du but.

À la veille de la finale, Ri Yu-il refuse que son équipe soit simplement qualifiée de rude. Il défend un engagement physique exercé dans les règles et rappelle la présence de l’arbitre. La réponse est ferme. Le coach veut aussi que la rencontre serve au développement de son club. Il arrive avec un titre à gagner et une manière de faire reconnaître son équipe. Tokyo est un précédent pour lui, mais le précédent ne joue pas. Les Japonaises retrouvent une équipe qu'elles connaissent, mais qui a profondément changé depuis la défaite. Depuis, elles ont gagné un quart, puis ont renversé Suwon. Cela ne permet pas de détailler un changement de système entre novembre et mai. Cela établit un chemin : Naegohyang a traversé des rencontres que sa première confrontation avec Tokyo ne racontait pas encore. La finale remet ces deux parcours en présence.

Le but résume, pour sa part, une succession de décisions réussies. Le ballon trouve Jong Kum à gauche ; elle avance et sert Kim Kyong-yong dans la surface. La capitaine conclut du pied droit. Le but tombe à la 44ᵉ minute. À quelques instants de la pause, le travail de deux joueuses donne au collectif un avantage qu’il conservera jusqu’au bout. Il y a une course à faire et une passe à recevoir avant que le trophée ait une gagnante. L’AFC choisit Kim comme meilleure joueuse de la compétition. Ce prix prolonge ce que ses buts ont déjà dessiné : elle a compté dans le quart, dans le retour contre Suwon et dans la finale. La capitaine ne résume pas tout Naegohyang. Elle offre néanmoins un visage suivi d’un match à l’autre, celui d’une joueuse dont la responsabilité sportive devient visible au moment où son équipe se rapproche du titre.

Sa parole après la finale reste tournée vers le travail. Elle reconnaît le manque d’expérience internationale senior du groupe, sa progression et les faiblesses qu’il lui faudra corriger. Ce regard a de l’intérêt parce qu’il vient d’une championne qui parle encore d’apprentissage. La coupe a changé le statut du club. Dans cette déclaration, elle n’a pas achevé le développement de l’équipe.

Kim Jong-un entre dans le récit de la victoire

Ri Yu-il entraîneur de l'équipe féminine Naegohyang il est nommé en janvier 2023. Comme beaucoup de joueuses de son équipes il est très difficile d'obtenir des informations sur une potentiel carrière de joueurs pour ce coach agées de 43ans

Lors de la finale à Suwon en Corée du Sud, Kim Kyong Yong inscrit le premier but de Naegohyang face à la gardienne de but Shu Ohba de Tokyo Verdy Beleza.

Ri Yu-il dit sa fierté pour ses joueuses. Dans sa célébration, un autre nom prend pourtant sa place : Kim Jong-un. L’entraîneur attribue le succès au soutien et à la confiance du dirigeant nord-coréen et du Parti. La victoire devient aussi un remerciement adressé au pouvoir. Ce sont les joueuses qui ont remporté la finale, mais le récit de leur titre accueille déjà une reconnaissance envers le régime. Cette parole politique pèse sur le moment ; elle ne doit pas nous faire oublier le groupe que Ri célèbre, ni nous autoriser à parler à sa place. Kim Kyong-yong, Jong Kum et leurs équipières ne nous ont pas confié ce que cette référence représentait pour elles. Leur relation personnelle avec Kim Jong-un reste inconnue. Nous pouvons raconter les mots de leur entraîneur. Nous ne pouvons pas leur prêter les sentiments qu’elles n’ont pas exprimés.

Ce cadre change notre manière de lire les images et les paroles. Le sourire d’un entraînement ne renseigne pas sur toute une vie ; un remerciement officiel ne donne pas accès à la pensée de chaque joueuse. Les mettre à la place de témoins d’une ouverture politique, ou leur prêter silencieusement le rôle de victimes, les enfermerait encore dans un récit choisi pour elles. Leur parcours sportif, lui, fournit des actes précis sur lesquels leur responsabilité est identifiable.

La question politique demeure entière. Les déplacements sont rares, les interventions publiques portent la marque du régime et les documents manquent sur l’organisation quotidienne. Mais il reste possible de regarder qui a centré, qui a égalisé, qui a marqué le but de la finale. Ces actions ne règlent aucune question diplomatique. Elles donnent une place individuelle à des joueuses que l’on risque autrement de réduire au symbole collectif de leur pays.

Le 1er juin 2026, le dictateur nord-coréen Kim Jong-un rencontre les joueuses de Naegohyang après leur sacre asiatique. Larmes, accolades, photographies avec le dirigeant : dans les images diffusées par les médias d’État, leur victoire nourrit aussi la glorification du chef suprême

Ce que Pyongyang nous laisse connaître

Naegohyang existait bien avant cette semaine de mai. Fondé en 2012, le club est soutenu par l’entreprise du même nom. L’universitaire Wang Song-taek situe un titre domestique dans la saison 2021-2022. Le club a donc une histoire et un appui économique identifiés ; ses comptes, ses contrats et la répartition exacte de ses financements ne sont pas établis par les documents réunis. Derrière la réussite, il manque encore une histoire du travail. Qui a appris à ces joueuses à jouer ainsi ? Dans quels clubs ont-elles grandi ? Comment s’organisent les journées et les saisons ? Ce sont les questions qui permettraient de passer d’un parcours continental reconstitué à des portraits plus complets. Le titre ne les résout pas. Il donne davantage de raisons de chercher les réponses, et d’identifier les personnes qui pourraient les apporter.

En août 2015, le journaliste Ahn Hong-seok visite l’école internationale de football de Pyongyang. Il décrit des filles travaillant les fondamentaux sur un terrain synthétique à l’intérieur du bâtiment. Son reportage relève leur maîtrise technique. Onze ans avant Suwon, un journaliste a donc pu observer quelque chose du travail, à hauteur d’exercice et de ballon, dans un établissement clairement identifié. Le directeur, Hyon Chol-yun, insiste sur la capacité des joueurs à trouver eux-mêmes des solutions pendant le match. L’école pratique une sélection régulière ; l’enseignement associe football, matières générales et formation idéologique. Le document donne à voir l’ambition technique autant que l’encadrement. Il ne prouve pas que Jong Kum ou Kim Kyong-yong ont été formées là. Cette filiation reste à établir, plutôt qu’à ajouter pour rendre leur histoire plus commode.Le palmarès des sélections de jeunes montre, lui, que le football féminin du pays savait gagner avant Naegohyang. Les Nord-Coréennes ont remporté les Mondiaux U20 de 2006, 2016 et 2024. Ces trois titres concernent plusieurs générations. Ils éclairent l’environnement sportif dans lequel le club a émergé, sans nous fournir le parcours de chacune de ses joueuses. On peut reconnaître une continuité de résultats sans prétendre disposer de toutes les étapes de la formation. Et cette histoire continue avec des revers. Le 27 septembre 2026, la sélection U20 perd la finale mondiale contre l’Espagne aux tirs au but. C’est une autre équipe, une autre compétition. Le résultat suffit néanmoins à rappeler que le succès de mai n’autorise pas à figer le football nord-coréen dans une supériorité permanente. Les joueuses qui arrivent derrière les championnes auront, elles aussi, des rencontres à gagner et des défaites à traverser.

La coupe acquise, le prochain match à gagner

Les joueuses d'Auckland championnes de la Ligue des champions d'Océanie

Il faut mesurer ce que ces joueuses viennent d’accomplir : entrer dans la compétition de clubs la plus prestigieuse du continent et la gagner immédiatement. Kim Kyong-yong marque à la 44e minute. Ce but tient jusqu’au bout. Le titre est à elles.

Le football nord-coréen connaissait pourtant le goût d’une finale perdue. En 2019, le 4.25 SC avait atteint celle de l’AFC Cup. Son gardien expulsé dès la 26e minute, l’équipe avait résisté avant de céder devant Al Ahed, sur un but d’Issah Yakubu à la 74e. Sept ans plus tard, Naegohyang remporte sa propre finale, dans une autre compétition, au sommet du football féminin asiatique. À Suwon, cette fois, les joueuses nord-coréennes repartent avec la coupe.

Le titre asiatique emmène Naegohyang vers un nouveau rendez-vous. La FIFA a confirmé un premier tour de la Women’s Champions Cup 2027 contre Auckland United. Le vainqueur devra ensuite battre le champion africain pour rejoindre la phase finale de Miami, en janvier. Les joueuses ont gagné un accès à cette route ; elles n’ont pas encore gagné les rencontres qui leur permettraient d’aller au bout.

Pour un club dont la capitaine reconnaît le manque d’expérience internationale senior, la perspective compte autant que l’affiche. Elle prolonge l’apprentissage engagé entre Vientiane, Yangon et Suwon. Elle permettra aussi de savoir ce que deviennent les qualités décrites par Tokyo lorsqu’elles rencontrent d’autres championnes. Une qualification mondiale élargit les adversaires possibles et les occasions de voir cette équipe jouer ; elle ne donne pas encore la réponse à ces prochains matches.

Il faudra revenir vers elles avec des questions de football et, si l’accès le permet, des questions de vie. Revoir Jong Kum dans son couloir. Suivre Kim Kyong-yong au-delà de sa distinction. Apprendre comment Choe Kum-ok, dont la tête a relancé la demi-finale, a construit son parcours. Ces noms sont maintenant attachés à des moments de compétition. Ils peuvent devenir le début de portraits, à condition d’obtenir des témoignages plutôt que de remplir leurs silences.

En attendant, leur victoire conserve une action que les discours n’ont pas besoin d’expliquer pour qu’elle nous parle. Une joueuse a fait la course, une autre a fini, leurs équipières se sont réunies autour d’elle. Le 23 mai, à Suwon, le but avait une buteuse et la passe une passeuse. La coupe de Naegohyang restera dans les palmarès. Kim Kyong-yong et Jong Kum méritent de rester dans les mémoires.